Madeleine LUKA

1894 -1989

 d’abord tentée par la musique, est refusée au conservatoire  et  s’improvise alors en peintre autodidacte. Elle peint comme elle respire, sans prétention intellectuelle, des images qui semblent sorties de livres pour enfants. La fraicheur de son univers frôle la naïveté, n’a aucune autre prétention que celle d’évoquer l’enfance tombée du ciel ou les soirs d’été en famille, les villages déserts de la calme  province ou les bouquets cueillis au jardin.
Avec Madeleine Luka, on ouvre un album de famille idéal, on parcourt la galerie de portraits d’un Clouet légèrement naïf mais toujours inspiré par une tendresse fatalement maternelle. Une innocence  malicieuse  peinte avec grâce et candeur qu’on oublie jamais après l’avoir découverte.

Her first inclination went to music, however, when the conservatory refused her application she taught herself to paint. She painted naturally images seemingly inspired by those in children’s books without intellectual pretension. The levity of her work verging on naïveté has no other pretension than that of bringing childhood to mind - families on summer evenings, deserted provincial villages or bouquets of garden flowers.
Madeleine Luka’s work is like flipping through the album of an ideal family, a walk through the portrait gallery of a slightly naive Clouet, who was always inspired by maternal tenderness. Portrayed with grace and candor, this malicious innocence is unforgettable once discovered.