Louis JOU

1881-1968

est un peintre, graveur et typographe et peintre en lettres espagnol
qui immigra en France en 1906.

Il retrouve  à Paris  son ami organiste Joseph Civil

et côtoie Guillaume Apollinaire et Francis Carco.
En 1908, il rencontre François Bernouard, poète, imprimeur et éditeur
avec qui il crée la Belle Édition

où s'affirme son talent de typographe, et de graveur.

Il fréquente André Derain, Pablo Picasso et obtient des commandes
dans la revue de luxe de Jean Cocteau « Shéhérazade ».
En 1909 et 1910, il publie des dessins dans L'Assiette au beurre,
puis dans Le Témoin, Le Courrier français, Le Frou-frou.
En 1921, il rencontre l'écrivain André Suarès
qui le qualifie d'« architecte du livre » et restera son ami toute sa vie.
En 1939, il se réfugie aux Baux de Provence,
où il restaure  l’hôtel Renaissance de Jean de Brion.
Il compose, seul dans son atelier, face à sa demeure,
ses plus belles œuvres :  

Les 24 sonnets de Louise Labbé, Adolphe de Benjamin Constant,
La Danse macabre, Les Bucoliques baussenques,
Le Cantique des cantiques.
Parmi les plus grands typographes du siècle, la place de Louis Jou est exceptionnelle. Xylographe, graveur sur métal, Jou dessine et fond ses propres caractères. Forte personnalité, disciple de personne, et au terme d'une carrière de plus d'un demi-siècle, il reste l'une des figures les plus déterminantes dans l'évolution du livre contemporain.

Spanish painter, engraver, typographer and letter painter, he immigrated to France in 1906. In Paris he met up with his organist friend Joseph Civil and came in contact with Guillaume Apollinaire and Francis Carco. In 1908 his encounter with the poet, printer and publisher François Bernouard led to the founding of the publishing house Belle Edition. There he confirmed his talent as a typographer and engraver. He received commissions for Jean Cocteau’s deluxe review « Shéhérazade » and kept company with André Derain and Pablo Picasso. In 1909-1910 his drawings appeared in L'Assiette au beurre, as well as in Le Témoin, Le Courrier français and Le Frou-frou. In 1921 his meeting with André Suarès led to a lifelong friendship with whom Jou considered as an « architect of the book ».
Louis Jou sought refuge in Baux de Provence in 1939 where he restored Jean de Brion’s Renaissance hôtel particulier. There in his workshop across from his home he composed his best work :
 « 24 Sonnets de Louise Labbé », « « Adolphe » by Benjamin Constant, 
« Danse macabre », « Les Bucoliques baussenques », as well as
 « Le Cantique des cantiques ». Louis Jou’s place among the 20th century typographers is exceptional. Xylographer, engraver on metal, he designed and cast his own fonts. Strong-headed, the disciple of no one, at the end of his half-century career, he remained one of the most decisive forces in the evolution of the contemporary book.